Ôh!
Cette bouche !
Fetichiste de la Bouche que vous êtes!
Abandonnez-vous entre ces lêvres humides,
Plongez-y vos doigts ou votre langue,
À moins que votre queue y goûte le suc délicieux!
Qui a le pouvoir, dites-le moi!
Vous fondez, avouez-le!
Alors prenez ce qu’il vous faut et montrez-moi qui prend l’autre….
Par la bouche…vient le mot!
Le pouvoir exhale, sans bruit, aussi
Inarticulé, le son muet d’un filet d’air
Inexistant, comme alors cette volonté.
La bouche s’ouvre, le son sort aussi
C’est la jouissance qui explose
Cercle audible , du fond de l’âme
Douloureux presque, mais sublîme..
La bouche acceuille, encore, et toujours
toute mon envie. Bouche ouverte,
bouche offerte, disposant le creuset
à la coulée brûlante d’une autre explosion!
Jouissance troublante.. toujours des yeux
Pour matter cette bouche, admirer, aduler..
La bouche fascine, ta bouche m’obsède
ma Soum, ta bouche, putain !..
Je la baise ta bouche, outrageusement.
Je prends, d’ailleurs, je prends!
ma bouche melange mes doigts,
maelström de pulsions sauvages,
Là, juste là, raison abandonnant ,
Ton corps objet Soumis a ma folie..
Dirigeant capricieux, au doigt fasciné ,
menée par la gencive, Par le bout du doigt!
Insoumise, Mouarrrrrhh!! Je jubile putain!
Me yeux brulent d’exprimer, de posseder,
de fourrager ta cavité bucale..
Sourdes envies crépusculaires, ce soir
Ma pute, ce soir encore, tu vides le demon..
Ce mors equins de fortune te va si bien,
Bouche vide, bouche a vider,
Tu vas recevoir et partir pleine a souhaits..
Caresse encore avec ta langue,
a peine ta levre gonfle, et plate
Abusée, va et vient, encore et encore.. fascinée par mes desirs; coups de reins pulsionnels
Tu m’abandonnes ton corps, fétus de paille,
emporté dans ma folie tumultueuse,
d’exhorter l’orgasme apothéotique.
Alors, princesse, alors, dans ton palais
au chaud bien douillet, j’entrerai fracassant
et soubresaut aidants. Tes mains , repoussant mes limites, le demon aidant
Prenant possession du lieu sacré,
Mes mains sur ton crane implacables.
j’hurlerai ma rage de te posseder par ta bouche chienne,
La liberation fantasmatique que ces levres ont appelé…
Je tremble…
Je frissonne…
Je gronde…
Je petrie…
Mes accoups faiblissent…
La vague se retire
Et la conscience reprend sa place…
Qui prend l’autre? Je ne le sais pas

