MAUX BLEUS
Dites-moi des maux bleus,
Bleu mer ou bleu cieux,
Racontez-moi des mots bleus,
Nos aventures à venir,
Par ces mots maux-dissez moi,
Emportez-moi vers notre émoi,
Vers notre Avenir…
Radieu…
ENTÊTÉ
Mars, 2017
Entêté, je baisse la tête et recommence, inlassablement j’entasse les mots à la suite,
ma patience à des limites, les maux sortent…
Liant ma langue à ta sueur, si rare,
je remonte lentement sur ma prise…
le grain de ta peau ne souffre pas… encore.
Tes volutes corporelles appellent mes lèvres
à retrousser ce rictus canin qui m’observe provoquant,
langoureux, attentif de son effet sur moi…
Douceur exquise d’un moment calme, nos yeux se croisent, ton cerveau reptilien, là !
L’équilibre interne vacille sur le fil espiègle de ce regard :
« Chienne, jamais docile… hein? ».
Tes babines se retroussent en un large sourire, le serpent passe entre tes dents pour laper
cette lèvre supérieure hypnotique.
Lâches ton assurance langoureuse, présomptueuse,
Tes ondulations me trépanent PUTAIN !
L’envie à vif, l’animal en moi s’apprête à te ravager, à labourer ton corps de mon déferlement,
m’épancher sur ton appel défiant, suppliant, chienne…
Mon rictus marque mon emprise. Sourde obscurité naissante, mon regard se plisse, les yeux étrécis captent mieux les images internes.
Mixe, les envies de mes envies, je fixe…
Ma main claque, ta chienne de croupe, mon corps gronde:
Tu vas japer, petite canine, tes griffes chatouillent mon cuir.
Main puissante appuyant l’injonction, tu te tords
à ta place !
Ton regard s’aiguise, en fines lames.
J’enserre et serre âprement les membres qui barrent…
Le rouge aux yeux, les bleus demain coulent sur tes bras!
Prenant possession sur mon quartier, j’installe confortablement et en profondeur ma pensée…
Eprise de ma queue, tu vas la goutter en masse, avec force.
Rage d’expression corporelle, et saignée aux 4 doigts, les sillons se font sentir dans nos corps.
Le socle enfoncé, je tire encore d’un coup de rein,
et puis tant d’autres viendrons, tu finiras désarticulée,
hagarde, les yeux vides, fixant ce qu’il te reste de conscience…
J’arque boute, férocement, le rythme de l’horloge accélérant.
Main prolongée à ma furie flamboyante, mes yeux
cherchant tes vitreux pour souiller ton âme encore résistante.
Je profane ton cou plus puissant encore, cherchant tes réflexes instinctifs, ta vie cherche l’air…
Je grogne et lamine ton corps désarticulé…
Tu gîs là, inerte, et je jubile .. Saccades et frissons nerveux, mon corps exprime la puissante démonstration animale
de ton abandon à son râle dément !
Mes dents cherchent le sang, et choppent la chair, tes lèvres n’ont même plus la force d’exprimer…
A pleine bouche, je prends alors possession de mon corps, ma chienne…
Demain les maux bleus plein la bouche, je vous dirais combien cela me touche de pouvoir ainsi vous exprimer toute l’expression de ma Domination.
Parloire

