L’INQUISITEUR VA EXPIER TON PENCHANT, TA VERTUE.
Avril, 2017.
Réveil ce matin. A 3heures près on se connectait.
Mon ventre chauffe, tension matinale..
J’ai faim, j’ai la dalle ce matin, putain!
Mon oeil fixe au loin un objectif incertain,
mes pensées s’égarent, mon regard dans ce placard…
Ma langue lisse mes lèvres, mes yeux ricochent.
et mes pensées tourbillonnent.. le désir… à mes pieds!
Prends ta place Insoumise, PRENDS TA PLACE!
Tout s’accélère…clair obscur, regard épileptique,
le rideau se ferme, lucidité implacable… Le démon se réveille…
Mes fondations tremblent, soubresauts réticents ,
la lame de fond passe et s’intensifie, impitoyable,
sur les reliefs de ma compassion latente et abjecte.
Crépuscule des derniers sentiments Humains,
Ma nuit fait le jour sur ce soleil devenu terne d’éclat,
ma mâchoire tendue, face au vide, défiant l’infini.
Méta-lucide alors, les détails sortent de ma conscience,
dévoilant une scène dépoussiérée et rugueuse,
de ma perversion primitive et réduite à l’essentiel:
Toi , ma pute insoumise et lascive, perverse folie,
ondule ta chienne de croupe sur ce trottoir,
jusque cet escalier blafard obscurité,
TOI, ma curiosité indiscrète, mêle encore,
amplifie, mes émotions tourbillonnantes.
Provoque! ondulante, cette fulmination pulsionnelle,
d’un désir incontrôlable de baiser ton corps,
sans gré et sous contraintes! Voluptueuse…
Ubiquité possessive et paradoxale, Tu provoques
les pulsions inquisitrices de te voir soumise à MA question,
simple alors: tu sais que t’es bonne?
tes réponses m’importent peu alors.. Alors? ALORS!!
Alors, alors, alors ton premier cri, éveillera mon oreille,
A ton corps défendant, je te posséderai implacable et crue.
Contrôlant l’intense, inflexible Insoumise, déchaine donc mon âme,
noire et profonde, aucunes étoiles ici pour te guider,
tes pupilles dilatées, ne te servent a rien, range ta terreur:
elle me nourrit, chienne… le son rauque de ma gorge naissant,
guidant alors les frissons sur ta peau, d’anticipation..
Gronde alors le tonnerre guttural. Primal, du fond des âges.
L’écume naissante incontrôlée, file acide immaculé,
droit sur ce trottoir scabreux, scène cristalline, comme figée.
Mes mains se crispent pulsionnelles sur l’OBJET, matériel,
envie irrépressible de posséder ce corps déiforme,
en toutes formes, en toute intimité, plantée comme tu es,
en plein inconfort, sur la natte misérable qui se dresse,
devant la monstruosité de ton choix, ton élu : MOI.
Mâchoire tendue, libérant doucement le flux,
Mes dents claquent et expriment : impatience et frustration,
Paradoxe immédiat, de ta présence dévouée de force !
Instant sublime.. laisses-moi savourer… Ma pute soumise…
L’icône se révèle, alors, et mon pardon se formule…
Le temps s’étire, suspendu même… calme, intemporel.
L’œil du cyclone t’observe, vulnérable et dans l’attente.
La tempête bouillonne en moi,
tu n’auras pas le temps, pas le choix,
passé le pas, je déferlerai sur toi.. Hurricane tremblant de rage,
dévastant tout de moi, balayant la pleine encore vierge,
il laissera forcement ses traces, ses maux et ses choix.
Trouves refuge en toi, petite coquille de noix,
Aies confiance en tes choix d’hier et ton objectif de demain,
Je veillerai sur ton présent. Tu ne sombreras pas !
Je suis là… omniprésent, paradoxal et aimant.
Au Parloire L’insoumise, L’inquisiteur va expier ton penchant, ta vertue.
Parloire

