L’INQUISITEUR
05 octobre 2017
Je t’ai vu derrière la fenêtre, à l’orée du bois,
nue dans ta chaleur, née par la transe.
Ici dans ta forêt, nuit de nouvelle lune,
là tu donnes et t’abandonnes.
Tu chantes…
Mû dans le froid, ma liste s’allonge,
carrosse muet, cliquetis de chaînes.
Mon coeur se fer-re, re-serre
baignée de lumières.
Caché dans l’ombre de la nuit,
j’observe et,
tu danses..
Arrivant en région pour soumettre à la Question
Je… Inquisiteur.
Sorte D’Homme passionné, jusqu’à laisser le cou
Inquisiteur.
Tortionnaire d’une pauvre pécheresse,
à sauver, de l’éternelle Damnation.
Le fruit de ton corps, obsède..
Jour et nuit nous séparent,
fine feuille de verre, chaleur et froid.
Laisse-passe d’un instant,
Regards enchaînés, figée.
Tu mouilles ton âme,
je ricane et tu m’appréhendes..
Ça commence.. j’observe et,
tu sais…
Comment t’y prendre, comment chauffer,
comment onduler et me provoquer!
C’est par ta faute, que j’avance,
implacable que je suis. T’abandonnes.
Comment résister?
J’avance..
Venu te prendre en cette nuit,
trainée par ta naissance, à ta…. chevelure,
jusqu’à la chambre de torture.
Chaleur humide , lueur blafarde.
Prendre par L’anneau , coulisser des-chaînes.
Plaquée du sol au mur, dans ton coin
Je questionne! Suspendu à tes lèvres,
je t’écoutes et,
tu chantes…
Ton premier cri, éveilla mon oreille.
À la tension déchaînes, l’anneau s’étire
Et mon large sourire, triomphant.
Suppliciée, je lave tes pêchers.
Comme t’es sale ! Et tu râles.
Sauve ton âme,
tu es endiablée, et par ta bouche,
comme t’es bonne …
Je danse.
Face contre terre, ruisselante
humide .. Soumise à la question !
Crucifiée. Tu m’appartiens.
J’aurais raison de Toi, savonnant tes maux
Desserrant l’anneau, serrant tes poignets
Je prends… Tu trembles
Je prends… Et tu t’améliores…
Tu fais tout pour me plaire,
On dirait bien que tu sais y faire.
Tu es libre, et tu es bonne.
Ton âme s’affale, limite de conscience,
Repos appelant, je n’autorise pas, parle!
Si tes mains repoussent, l’anneau se tire, et
tu aimes être amoureuse …
Alors la question?
Pour que je prenne… oui .. je t’aime.
Parloire


