LE PARFUM DU POISON

La rencontre à lieu. A cassis. Le 17 juin 2016.

Depuis cette date… Ils sont Linsoumise de Parloire et Parloire de Linsoumise

Le 18 juin 2016

Et même si je n’aimerais pas le croiser 

ce très réputé Jean baptiste Grenouille… 

J’aimerais, mais seulement si vous le souhaitez,

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Le poison est entré dans nos veines en ce 17 juin 2016…

Que vous m’attachiez aux anneaux de fer et rouille.

Que commence la danse des belles émotions 

Pour tenter de les dépasser, peur et raison 

Dans l’abîme de mes eaux troubles et passions,

Venez et Entrez, sans peur de ce doux poison 

Dans le clair-obscur et la douce violence 

Au tréfonds de mon âme, à mon coeur qui balance…

Oserez-vous poursuivre le chemin de l’intense?

Me suivre encore un peu, pour connaitre la transe….

Bien à vous,

Linsoumise

Réponse de Parloire

Le 22 juin 2016

L’essence des sens vient,
doucement couler dans mes veines.
J’éveille ma conscience,
dans la torpeur de la nuit.
le feu gonfle ma poitrine,
l’essence des sens brule mes vaisseaux.
Douleur oppressante, omniprésente,
je regarde de mes pupilles dilatées,
Irradier mon corps de ce parfum naissant.
Brulant de ce complexe almalgame,
entre l’émoi profond du fouillis
de mon âme noire; de l’Emotion brutale,
douce fragrance de vie et de mes envies.
Je transpire l’essence par
les pores de ma peau,
le feu emplis mon coeur qui monte en pression,
telles les bulles de champagne
qui poussent vers le haut..
J’ai la tête qui explose,
de ce désir si profond,
et je perds le contrôle
de Mes toutes illusions.
commence la transe et la danse,
et je le crains,
je ne serai plus le même
si je goûte au parfum…

Parloire

LA DESTRUCTION…

10 juin 2016

Sans cesse à mes côtés s’agite le Démon ;
Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
Je l’avale et le sens qui brûle mon poumon
Et l’emplit d’un désir éternel et coupable.

Parfois il prend, sachant mon grand amour de l’Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.

Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
Haletant et brisé de fatigue, au milieu
Des plaines de l’Ennui, profondes et désertes,

Et jette dans mes yeux pleins de confusion
Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
Et l’appareil sanglant de la Destruction !

Charles BAUDELAIRE – 1821-1867
Les Fleurs du Mal

Réponse de Parloire

14 juillet 2016

Sans cesse à vos cotés s’agite le démon;
Il nage autour de vous comme un air impalpable;
est il entré en vous, pour ce désir éternel et coupable?

A t il pris forme, dans votre amour de l’Art,
d’un homme séduisant au puissant parfum,
transportant vos sens et l’essence d’un regard
vous soumettant à ses pieds, sans aucun sens commun?