LA PROIE

LA PROIE

09 mai 17.

Je te laisse, lisse et sans laisse, déambuler,

liens nus traînants au sol sans attaches…

Troublant… partiellement nue ainsi liée sans liens fixes.

Non contraint, le félin sein-pause et marche,

balancements ondulants et sensuels, hypnotiques;

dans ce couloir étroit face au fauve dé-lié ,

Ma question: Qui est la proie?

Droit au hasard, la réponse est née d’un mouvement.

Subtile esquisse de la rencontre entre deux caresses:

L’une, donne, apprivoisant; l’autre, prend, confiante et sauvage.

Conscients du rôle de l’autre , tu t’observes,

A travers mes yeux qui te regardent…

Affront silencieux, densité temporelle…

Le temps s’étire, les secondes sex-cusent, 

marchant sur la pointe des pieds.. sans bruits.

L’animal sait ce qu’il est! La chasse en face…

Un sourire ameçonne cette bouche expressive,

les yeux assurés, s’étrécissent en un longue ligne,

Les babines découvrant tes dents eclatantes!

Qui est la proie?

Ton arrogance, Insoumise, trépane ma patience,

D’un pas sur toi, je plie ton corps à mes pieds,

Et bâillonne ta face de chienne insolente !

Cache-moi tes dé-mélés, les dés sont jetés;

Tu vas miauler comme un chaton pour l’offense.

Les liens trouvant place, ma main est-face.

Je te laisse, lisse et en laisse, ainsi liée,

liens noués ne touchant sol, appellent à la-tâche

Troublant… partiellement nue ainsi liée sous liens fixes

Ainsi contraint, le félin sein-pause immobile,

Courbes provocantes, soumises et sensuelles, hypnotiques;

dans cet espace étroit face au fauve femme-et -lié ,

Ma question: Qui est la proie?

Parloire