Traversant ta plaine, jonchant ton corps offert. De droit.
À mille emprises confortables. En Roi, j’arpente humblement.
Mâle-gré tout ou de force, j’avance… effeuillant ta peine.
Cent pas de plus, sans entraves dolosives, tu t’Reine.
Jamais foulée d’aucun Homme; jamais ainsi. Jamais au-temps,
ni pour-tant… Tires encore. Je… lâche.
Cédant ta gourmandise confortable. Tu te drapes,
diluée d’impatiences, en propriétaire, où ma raison ignore:
Tu mènes. Je donne. Un fil à la patte dans mon livre ouvert.
J’étends tout ton royaume a portée de mon vouloir.
Trône à pouvoir, en marche haute, contemplative.
Au re-Bord d’un Monde, là, mes abysses.
Arborescence des fils programmée, pantin articulé, âme-et gestes.
Gliss-en-tes certitudes, à même le sol.
Ta place. Bien plus bas.. ta place.. Âme aime le sol.
Regard’en de ça, d’abandon en inaccessible. Interdite.
Hagarde et sauvage, trois fois plus tard.
À la limite horizontale, humide. Tu sers, puis hier
tes horizons passées, à peine passées, te couchent au fond.
Au jour où l’on est.
À ma botte tes confins de l’âme, et j’y suis.
Prophétie. Tu t’y plies.
Essayant d’oublier, en m’oubliant moi même.
Et puis toi, belle à tout rompre. Le temps égrène ce laps
où tu te dresses, fière, in-flexible.
Aux regards de taille qui s’effacent dans l’ombre.
Je te nourris toi et tes bouches grandes ouvertes.
Et va t’en promener ma semence au jour où l’on est.
Parloire.

