III. Livre IV

Traversant ta plaine, jonchant ton corps offert. De droit.

À mille emprises confortables. En Roi, j’arpente humblement.

Mâle-gré tout ou de force, j’avance… effeuillant ta peine.

Cent pas de plus, sans entraves dolosives, tu t’Reine.

Jamais foulée d’aucun Homme; jamais ainsi. Jamais au-temps,

ni pour-tant… Tires encore. Je… lâche.

Cédant ta gourmandise confortable. Tu te drapes,

diluée d’impatiences, en propriétaire, où ma raison ignore:

Tu mènes. Je donne. Un fil à la patte dans mon livre ouvert.

J’étends tout ton royaume a portée de mon vouloir.

Trône à pouvoir, en marche haute, contemplative. 

Au re-Bord d’un Monde, là, mes abysses. 

Arborescence des fils programmée, pantin articulé, âme-et gestes.

Gliss-en-tes certitudes, à même le sol.

Ta place. Bien plus bas.. ta place.. Âme aime le sol.

Regard’en de ça, d’abandon en inaccessible. Interdite.

Hagarde et sauvage, trois fois plus tard.

À la limite horizontale, humide. Tu sers, puis hier 

tes horizons passées, à peine passées, te couchent au fond.

Au jour où l’on est.

À ma botte tes confins de l’âme, et j’y suis. 

Prophétie. Tu t’y plies. 

Essayant d’oublier, en m’oubliant moi même. 

Et puis toi, belle à tout rompre. Le temps égrène ce laps

où tu te dresses, fière, in-flexible.

Aux regards de taille qui s’effacent dans l’ombre.

Je te nourris toi et tes bouches grandes ouvertes.

Et va t’en promener ma semence au jour où l’on est.

Parloire.