CHRYSALIDE

16 octobre 2020,

Chrysalide et momification. En cocon, enveloppée, De son amour, En sécurité en dedans, J’impatiente le dehors,… Linsoumise

En soumise, je me recroqueville,

Envie de compression et d’isolement en bienveillante surveillance,

Mes bras se serrent, mes genoux pliés,

Je me rassemble…

Le cocon se forme. Petit à petit.

Film du soir, je n’en connais pas la faim.

Chut! Ne me dites rien… j’ai très envie de retrouver la sensation perdue…

Aux confins confinée…

Là… ça vient.

La trans formation en rangs serrés opère…

Pas sage après passage, assagie forcément.

Je coopère, soigneusement.

Mon esprit se ferme à l’extérieur, et s’ouvre à l’intérieur.

La paix. Soudain.

Rien ne peut plus m’arriver.

A part ma renaissance…

En délivrance d’un moment hors du temps.

Que me dis-tu?

Les poumons cherchent l’air.

Ma cage oppressée force encore ce qu’elle ne peut trouver…

Je m’enfonce à ce qu’il enserre,

Il ressert à sa main, oxygène à bout de souffle.

Que fais-tu??

Que foetus, je ne peux le savoir.

Moi dedans et lui dehors.

Dehors c’est comment? Je ne sais plus.

Je suis bien.

Là. Seule avec ce bout de souffle au cœur léger.

J’attends que l’heure sonne…

j’attends que sonne l’heure de la délivrance.

Fœtus en souffrance, mon esprit souffre l’emprisonnement…

En des coupes la pression tombe… doucement.

Des serres à serrés, je pulse sous la poche qui respire…

Doucement, mon esprit se veut en extérieur.

Vite, sortez-moi de là, je suffoque en patience… doucement, desserrée, à l’étroit me tarde le dehors…déjà.

Combien de temps?

Paquet neuf, moi en déballe déjà.

Doucement, le sang afflux.

La lumière est là.

Je la vois,

J’impatiente et trépigne en dedans…

Je prie pour un dehors du temps…

Ça y est…

Je me répands à nouveau,

Revenue à la vie,

Je reprends mon souffle et je sens mon sang qui afflux enfin au bout de mes phalanges engourdies… je nais une nouvelle fois.

Dans ses bras.

Que fais-tu ?

Je suis là. Je t’attendais.

Linsoumise

Tu née pas là encore, attentive pour tant. 
Le film déroule ta vie à revers. 
Je tant-lace... 
Bercée en balance sur le fil d’octobre, en blizzard, sans flambée violente jusqu’au couvre feu... 
J’attise encore ta flamme, intention dirigée, désintéressée. 
Appuie un peu plus, en bascule, des-équilibres. 
Couche après couche, isolée du monde... 
Eloge d’un éveil. 
Requiem des souvenirs, 
Témoin subtil et précieux de tes délivrances. 
J’assiste à ta chrysalide, ta naissance. 
Je suis là, je suis là... 
Viens contre moi, Viens dans ma chaleur, dans mes bras. 
Parloire