BOUCHE…
Avril, 2017.
Ôh!
Cette bouche !
Fetichiste de la Bouche que vous êtes!
Abandonnez-vous entre ces lêvres humides,
Plongez-y vos doigts ou votre langue,
À moins que votre queue y goûte le suc délicieux!
Qui a le pouvoir, dites-le moi!
Vous fondez, avouez-le!
Alors prenez ce qu’il vous faut et montrez-moi qui prend l’autre….
Linsoumise
Par la bouche…vient le mot!
Le pouvoir exhale, sans bruit, aussi,
Inarticulé, le son muet d’un filet d’air,
Inexistant, comme alors cette volonté.
La bouche s’ouvre, le son sort aussi,
C’est la jouissance qui explose,
Cercle audible , du fond de l’âme,
Douloureux presque, mais sublîme…
La bouche accueille, encore, et toujours,
Toute mon envie. Bouche ouverte,
bouche offerte, disposant le creuset,
A la coulée brûlante d’une autre explosion!
Jouissance troublante… toujours des yeux,
Pour matter cette bouche, l’admirer, l’aduler…
La bouche fascine, ta bouche m’obsède.
ma Soumise, ta bouche, putain !..
Je la baise, ta bouche, outrageusement.
Je prends, d’ailleurs, je prends!
Ma bouche mélange mes doigts,
Maelström de pulsions sauvages,
Là, juste là, raison abandonnant,
Ton corps objet Soumis à ma folie…
Dirigeant capricieux, au doigt fasciné ,
Menée par la gencive, par le bout du doigt!
Insoumise, Mouarrrrrhh!! Je jubile putain!
Me yeux brulent d’exprimer, de posseder,
De fourrager ta cavité bucale…
Sourdes envies crépusculaires, ce soir.
Ma pute, ce soir encore, tu vides le demon..
Ce mors équins de fortune te va si bien,
Bouche vide, bouche à vider,
Tu vas recevoir et partir pleine à souhaits..
Caresse encore avec ta langue,
A peine ta levre gonfle, et plate.
Abusée, va et vient, encore et encore… fascinée par mes desirs; coups de reins pulsionnels,
Tu m’abandonnes ton corps, fétus de paille,
Emporté dans ma folie tumultueuse,
D’exhorter l’orgasme apothéotique.
Alors, princesse, alors, dans ton palais,
Au chaud bien douillet, j’entrerai fracassant
Et soubresaut aidants. Tes mains , repoussant mes limites, le demon aidant,
Prenant possession du lieu sacré,
Mes mains sur ton crane implacables.
j’hurlerai ma rage de te posseder par ta bouche, chienne,
La liberation fantasmatique que ces levres ont appelée…
Je tremble…
Je frissonne…
Je gronde…
Je pétrie…
Mes accoups faiblissent…
La vague se retire.
Et la conscience reprend sa place…
Qui prend l’autre? Je ne le sais pas…
Parloire

