ATTENTE

ATTENTE

22 juillet 2018

Moment de l’an où le temps s’allonge, les jours s’étirent en semaines et les esprits s’aiguisent à l’attente.

L’empêche tourne en rond,

les corps aussi,

La pêche est pourtant bonne, voyez donc votre filet!

Le péché est en vous, vous le portez sans vertu, vous l’aiguisez à l’envie, fine lame tranchante de vos désirs frustrés.

Pêchez donc la sirène, elle vous ensorcèle.

Pêchez donc sa vertu, et laminez donc la jolie.

Son trône de sel, l’estale à ses pieds, elle se pavane à vous rendre fou.

Fournaise en éclat de feu trépigne,

Tout au fond de vous, l’antre s’enchante en hardessens!

La belle se rêve de brutalité en douleur, d’extrême en déplaisir de plaisir.

Patience! La distance est frustration, AbsÔlivia le scande !

Patience! Que cela monte et attise, à l’empêche libérée: il fondra rapace sur ce corps inerte où par frustration de privation il arrachera les limites de son corps pour y pénétrer jusqu’aux os…

La pêche sera bonne, et la déesse parterre repensera à son passé de sirène ensorceleuse, sur son piédestal , l’estal en éclat et elle a ses pieds à lui…

Il la pansera et la rassemblera de nouveau, éclatée qu’elle sera, cachée au fond d’elle même…

Il trépignera jouissant et rugissant sa possession retrouvée…

Linsoumise de Parloire


Le 04 août 2018,

Le temps traîne des pieds quand tu es loin, ma chienne.

Le manque de contact à ton corps physique, l’emprise psychologique manque de proximité.

Ma patience nourrit ma frustration, et la raison construit mes fantasmes.

Le temps a mis une échéance et ma main ne serre que du vent en attendant…

Lent-prise se tisse en silences… les sons muets de nos absences,
à nos cœurs et à nos corps en latence, nos esprits focalisés en un seul point:
L’échéance du temps, où mes yeux t’indiqueront ta place.

Là comme une évidence, à ma main descendante, ta nuque offerte à ma main propriétaire
Immobile, lascive.

Pourtant…
Tes lèvres inonderont d’impatience d’avoir tant attendu cet instant.

Libéré du temps et des distances, je vais jouir de toi.

En délivrance, offerte à ma démesure.

Soumise.

Le temps perdu ne se rattrapera pas, aussi,
tu exposeras fièrement les marques de ton appartenance au temps qui passe, à ton propriétaire.

Parloire