ACCROCHE-TOI EN TON NON

Mon ombre te glisse, des mains hâtent ton souffle, en paradoxe.

Abandonne moi la carcasse fatiguée de tes dominations quotidiennes.

Arythmie émotionnelle, tes yeux cherchant l’assurance de ce bourreau.

L’âme en paix, servile des faims, sans fin bousculée à ma suite.

Suspendue, dérision des files, tes horizons basculent.

En évidence. A la chaîne tu te profiles, aux séries d’abattage systématique.

Je t’appartiens tellement en t’offrant à moi.

À mes peurs, sombres envies. Et mes envies prennent vie.

Dans ta chair, fruitée. Intense.

Rictus abuseur et contacts rassurants, l’éternité se dessine.

J’ai le temps qui s’étire, à mes lèvres possessives, aux fluides anticipations.

Orgasme en perspective, confinant à t’accueillir.

Mes régressions mégalomanes d’un réceptacle limité.

J’impatiente à ma démesure…

Alignez vous! que j’aligne.. à la dure.

A mes mots, à ma main si câline.

D’observateur, je guide en choix, maux-cœurs fuyant le combat.

J’haine un peu plus près ma captive. Ré-assurance en réciprocité.

Regards d’en dessous, et sombre révérence, d’appartenue…

Accroches toi en ton NON, hâtées barres d’incertitudes. Il vaut mieux pour toi que je comble un peu moins que toi.

Bien veillante, tu t’empresses. Ta main passe sans tes cheveux, patiemment. Possessive et aimante Mon-ayant-prise sur nuque rétive, à t’incliner sans tendresses.

Tu t’abaisses. Comme tu peux. Laissant mon être sex-primer.

Les Ôtres rodent en substance. Les ombres… D’égouts intentionnel.

Mâle assurance. Lignes de fuites en sachet plastique.

Enfermée dedans, te protéger du dehors, les odeurs passent à travers tes barreaux.

Les mains fouillent a portée de bras.

Rapproche- toi, à ma main aidante.

Ton refuge en tourmente. Déglutissant, salive et crachats. En regards invisibles.

Des espoirs au combat.

L’Abandon des franches barricades ; Ce soir j’épèle les premières lettres de ton nom Et fièrement tu te redresses, sans désespoir des causes: en abandon.

Je t’aime à mon service, ma petite pute fraîche indocile…

Alors allons-y… qu’on en finisse.

Parloire.