Les mots se bousculent et s’agglutinent dans ma gorge.
Mes lèvres restent muettes comme une gargouille figée.
Porteuse de message et protectrice des démons trépanant les corps gisants.
Que veulent elles dire ?
Mes yeux prennent le relais et regardent en criant ce que bouche tait…
Apotropaïque, es-tu sûre de vouloir faire fuir le mâle-effique?
A femme et pourtant seul il prend.
Un femme et pourtant elle en reprend.
Les mots se tordent déglutis qu’ils sont à l’impasse des lèvres.
Tais-toi et ferme tes yeux trop bavards, tu boiras tes rancœurs avec ton orgueil plus tard.
Pour le moment, tu n’es que chair à mes yeux.
Laisse-moi dévorer d’un amour cannibale ce qu’il reste de tes intentions vaines…
Le silence reviendra.
Et alors seulement tu pourras de nouveau faire couler les mots de ton gosier asséché.
Des maux que tu auras mûrement choisis pour m’exprimer…
Un je t’aime immaculé.
Linsoumise

Linsoumise….
Les mots se bousculent et s’agglutinent à mes oreilles.
J’inspire, patience.
L’air vibre de tes oscillations anticipatrices, occupes le vide.
J’inspire, encore..
D’adhésion nécessaire, sans consentement.
Sans commentaire: Je « tape ».
En homme utile j’incante: « tes cuisses! », et puis.. Silence.. je respire.
Embouche cousue. Le sex-pose. Les mots se bousculent à nouveau en-porte-et dans ma tête.
À l’emporte pièce … t’es silences qui ne disent rien. Impatience.
Tends ta bouche, tends là!
Se masquent tes démons qui trépanent mon cerveau.
Decidé, non consenti. Je fais le pas.
Et je me hais déjà. Silence.. mes émotions.
Mais pourquoi?
L’’apotropaïque en gargouille écarte mon mâle.
Je te tais, Sans emportement.
Je n’écouterais pas de toute façon.
Chut. Pas de doutes. Trop écoutée on s’y perd.
Hais-tu t’emmêles dans les yeux…
Ton regard.
Les cigales se taisent: La lionne en orbites parle, ce que bouche ne peut.
Ma chaire, prends place au-corps-nu.
Le Diable dans ta bouche,
Je souffle à ton épaule et tu te tue.
Laisse courte allant-prise.
Restée coi, muette aussi, l’âme esquisse et son pouvoir transfère.
Exposée nue. Je t’inter-pose, sensitive ou presque.
Tes mains glissent, à ma main. Le tiers-corps s’articule.
Pardonnes nous, seigneur.
Ton confort ne nous appartient plus.
Hais puis, Dépossédée sans obsolescence.
Dévorant en regard d’impatiences.
Articulée à ma commande, tu t’exécutes.
C’est bien.
Ton parfum s’élance et me parle, aux silences désapprobations.
On avance… on avance.
Petit à petit, tu prends.
Mes mains se font moins insistantes. Jeux ne te hais points.
Sans vraiment dire que le jeux t’aime! Fermant les yeux,
Posé en toi, t’es mains animées ..
Me laissant aller à ton parfum enivrant, je respire..
Mon âme te parle: Mon amour, jusqu’à tes oreilles sourdes et dans ta gorge sèche.
Je t’aime en silence.
Parloire

