ACCORDE-TOI

21 septembre 2020,

Accorde toi. Je caresse le temps à l’huile soyeuse de mes envies.

Tu as la montre, j’ai le temps.

Toute en patience… je savoure ton apaisement.

Mon rythme sein-pause, en maison clause.

Au jour d’hui. Dehors le ciel pleure à la porte.

En contraste d’en dedans. Étalée sans draps, aux jambes ouvertes, et chaleureuse.

Couvrant tes naissances de ma main chaude respectueuse.

Et le cœur de tes lèvres ouvertes, acquises, personnelles.

Mes yeux s’attardent encore là où les autres s’arrêtent.

Volupté des vallons discrets, affichés en passant, en désinvolture.

J’en doute, Tu diables les détails, à tes yeux possessifs.

Regardes toi te négliger en sécheresse.

Sans maitrise délictueuse, tes sillons asséchés,

aux rides autochtones écartelées à ma franche possessivité,

La pluie reste à la porte et… semble assoiffer les lieux de cette graisse à traire… si nourricière, en ce jour humide,

j’en profiterais donc pour graisser mon cordage.

Et resserrer les liens.

Accorde toi, mes mots sont tes fenêtres, là où mes maux sont mes-champs.

Étends toi encore, jusqu’à l’instant précédant l’aube d’une nouvelle rotation,

Attends toi à mon retour.

Regarde.

Parloire